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Bienvenue

Ne sachant pas s'il s'agit d'une qualité ou d'un défaut, j'erre et je butine souvent à travers plusieurs nouvelles et romans. Parfois, je suis plongée dans un récit, parfois j'ai besoin de m'en éloigner et de m'en ennuyer. La beauté de cette approche me permet de toujours avoir en trame de fond mes écrits et qu'ils soient modifiés, adaptés, mais surtout muris au gré de mes expériences. 

Voici un résumé des trois romans qui me nourrissent et m'inspirent en ce moment ...

Au jardin d'Eden

D’où nous viens ce besoin de juger ce que nous ne connaissons pas. De diminuer et même de croire qu’il n’y est qu’une seule manière, la nôtre, d’aborder la vie ? Ce qui prédomine comme valeurs sociétales marginalise tout en nuisant à la crédibilité et au libre-arbitre de celles et ceux qui n’entrent pas dans le moule.

Les perceptions reliées au travail du sexe en représentent un exemple flagrant. Elles tendent à stéréotyper les femmes de ce milieu en les définissants comme des droguées ou encore des victimes de proxénétisme. Peu importe le diagnostic, il invalide la personne et la met dans une situation précaire au sein de notre société. Au lieu d’être protégée, elle est trappée comme la pire des criminelles. Cette hypocrisie d’un mal qui n’en est pas un n’est qu’un des nombreux symptômes d’une société engoncée dans des traditions archaïques. Qui sans mettre l’homme en péril, délimite un espace restreint pour la femme en moralisant sa conduite.  

Pourtant, Véronique, Ophélie, Camille et Luce représentent 4 femmes indépendantes, libres, consentantes, militantes, féministes et aimant leurs métiers. La trajectoire de chacune convergera en un point de jonction les reliant les unes aux autres et déterminant dans leur choix de vie, mais surtout dans le respect qu’elles se doivent.

Véronique, mère de famille banlieusarde, découvrira que le milieu des escortes indépendantes a beaucoup à lui offrir. Ophélie, étudiante, décidera de se lancer dans cette aventure pour quitter le joug monétaire de ses parents. Camille, dans la jeune trentaine, s’engagera pour tenter de changer les mentalités. Luce, infirmière avec un passé d’escorte, œuvrant dans un organisme pour les travailleurs/ses du sexe deviendra une ressource d’aide et de soutien non-mesurable.

Partie de filles

‘T’as le goût d’une belle grosse queue à soir ?’

Encore un texto auquel Stella ne répondra pas. Des hommes qui croient qu’une telle approche ou encore qu’un selfie de leur verge te feront mouillée comme c’est pas possible et que leurs attributs sont du jamais vu. ‘Maudite chanceuse !’ Des no bodies qui magasinent les filles et le sexe comme on choisit un steak au resto. De la viande fraiche ou plutôt bien vieillie selon le cas. Non, même pas du steak, accès rapide, le fastfood a la cote. Commander en 3 minutes, consommer en 10, digestion nulle et évacuation non conforme.

Agatha court, elle court toujours. Sa tête court, son corps court. Au sens figuré comme au sens littéral. Jogger, c’est son exutoire, le temps de chasser ses frustrations, de remettre ses idées en place et d’amoindrir son stress ou plutôt son anxiété. Mais bon, la différence est minime, le stress est passager, l’anxiété est continue. L’un dans l’autre ça s’additionne, alors Agatha est encore plus mal foutue. Là, elle court après son temps et ce n’est pas si agréable que ça. Ce dernier lui glisse entre les doigts. En colère contre le cours des choses, elle enrage.

tricot

Les tricoteuses

Tous ces inconnus, dont les visages se sont s’en doute effacés de ma mémoire par la brièveté de leur apparition, prétendent aujourd’hui m’être si proches. Aux antipodes, les rires et les larmes s’interchangent au rythme d’une foule bipolaire. Je tente de suivre le cours des conversations pour en comprendre les nuances et je constate que la mémoire sélective des bons souvenirs marque la tangente. Six pieds sous terre, il n’y que les qualités qui refont surface, et tel un subterfuge, l’hypocrisie a la cote.

En cette année 2023, les salons funéraires sont la place tendance pour les baby-boomers dont les pairs et les aïeux s’éteignent comme des mouches. Mais si, à leur horaire, aucun décès ne survient, alors ils s’en remettent au café du coin où les commérages vont bon train. La règle du plus que parfait n’y étant pas requise, c’est plutôt au passé conditionnel qu’ils soulèvent, à coup de médisances, les travers des uns et des autres. Ils ne sont pas morts, alors à quoi bon les respecter ?

Juliette a 20 ans et comme la plupart des adulescents de son époque, elle cherche sa voix. Comme ses pairs qui prônent leur unicité, Juliette se sait, se sent différente. Ce singulier qu’on conjugue à tous les temps, mais qui ne comprend que le ‘je’ et ses dérivés. Il nous enfle la tête, il nous bouleverse le cœur.

À l’aurore de l’âge adulte, de découvertes en expériences en passant par les remises en question, lorsqu’un diagnostic de personnalité limite nous tombe dessus, ce trop plein d’émotions nous isole encore plus. Le verdict justifiant ses comportements parfois destructeurs et souvent parsemés de montagnes russes vient de tomber. La réponse pose l’étiquette mais, les causes, elles, restent nébuleuses et parfois tout se mélange.

À la suite de la mort de son arrière-grand-mère, Juliette entreprendra une démarche plutôt singulière qui l’emmènera à se découvrir autant au travers des ressemblances que des différences la caractérisant elle et ses aïeules. Pour chacune de leurs époques, le sexe féminin n’a pas eu la cote et elles en sont l’unique représentante. Il y a ces quatre femmes fortes que sont mémé Yvonne suivi par grand-maman Lise puis par maman Mélanie et enfin par Juliette. Cette arborescence de tricoteuses se rencontrent périodiquement pour avancer et partager leurs travaux. Lors de ces séances, des bribes du passé refont surface sous forme d’anecdotes, d’histoires, de commérages et parfois même de reproches. Ces petits bouts de vie permettent à Juliette de partir à la rencontre de l’épopée personnelle de chacune de ses ancêtres. Suivant leurs traces, elle est emmenée à découvrir leur milieu de vie, les mœurs qui y régnaient mais, surtout les contraintes, les sacrifices et les renoncements qu’elles ont dû faire en tant que femme.

Juliette saisira-t-elle la chance qui s’offre à elle de mener à bien sa propre destinée ?

Un récit au ‘je’, où se mêle l’amour, le partage, le soutien mais, aussi la colère, la peine et le ressentiment. C’est sous le sceau d’un discours coloré empreint de sarcasme que Juliette a rendez-vous avec sa vie, ces vies.

L'autre

Emma charme des hommes mariés afin de permettre aux épouses l’embauchant d’obtenir un divorce aux conditions monétaires plus qu’avantageuses. Lorsqu’elle ne joue pas les femmes fatales, névrosée à ses heures, elle tente de rééquilibrer son bilan émotionnel.  Son dossier médical loin de faire l’unanimité auprès des experts psychiatriques tend tout de même vers une certaine notoriété puisqu’à son insu, il fait l’objet d’une étude. Emma, dupée à son tour, se retrouve plongée dans un jeu de cache-cache où les rôles du chat et de la souris s’entremêlent dans une valse aux apparences pernicieuses, mais qui se révèleront plutôt audacieuses.  

femme qui danse

Un homme début quarantaine arrive à ses côtés, et sans la regarder ni même savoir ce qu’elle boit, commande la même chose. Sans trop y prêter attention, ce qui la surprend c’est que comme elle, il semble se suffire à lui-même. Passée maître dans l’art d’analyser les individus en un simple coup d’œil, elle en conclut que lui aussi est là pour décompresser, mais surtout pour s’évader. Distraite par ses pensées, elle saisit son verre et prend une seconde gorgée, mais la saveur du gin semble diluée. Elle réalise s’être trompée et avoir goûté à celui de son voisin. L’homme s’étend rendu compte de sa bévue, avant même qu’elle-même ne s’en aperçoive, la regarde d’un air amusé.

À travers son verre de chardonnay en simili cristal, Emma observe le chatoiement des diverses bouteilles d’alcool présentes dans la vitrine derrière le comptoir. Cela lui fait penser aux ouvrages d’une bibliothèque bien ordonnée. Elle se demande ce que chacune recèle comme histoire. Pourtant, au contraire des livres, elles ne livrent rien. Peut-être un peu d’euphorie, mais rien de permanent.

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